Miriam Naïli


 

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« D’aussi loin qu’il m’en souvienne, bien des nuits, j’ai rêvé que j’étais un ange. A chaque fois, c’était le même rêve, mais avec des gens différents. Je choisissais quelqu’un, n’importe qui, au hasard dans la foule, et je le suivais pendant toute une journée ou pendant toute une vie. Je le voyais se lever, marcher, rentrer, sortir. Je le voyais naître et je le voyais mourir. Où qu’il aille, j’étais à ses côtés. Dans la rue, le métro, au boulot, au bistrot... De temps en temps, je regardais au fond de son coeur et je l’écoutais penser. Alors, je savais tout de lui à ce moment précis. Ses doutes, ses peurs, ses joies, ses rancoeurs. Je devinais un coeur trouble, souvent double. Je découvrais la haine, l’amertume ou le manque d’amour. L’ennui, les soucis, la jalousie, la duperie... Heureusement ce n’était qu’un rêve ».  

 

 

 J'écris, depuis quelques années sur les femmes que j’ai eu l’occasion de croiser au fil des saisons.

Des femmes épanouies, inertes ou aigries qui ont bien voulu me raconter leur vie. C’est, au gré de ces rencontres, toute une palette d’impressions que je m’efforce de retranscrire aussi fidèlement que possible par l’écriture et la peinture.  

Ce blog est le fruit de l’observation de mes contemporaines. Ce travail me passionne pour une raison simple, pour une seule question aux méandres infinis :  « A quoi rêvent les filles ? ».

De la quête du prince charmant aux exigences de toutes natures,  bien des femmes, outre le désir de correspondre au cliché que la société attend d’elles, oublient de se réaliser… Pourquoi ? La question est posée.

Savoir s’extraire du formatage de l'éducation, des conventions, pour donner corps à ses rêves propres, laisser éclore sa personnalité, loin des clichés du conformisme et de son corollaire, le jugement d’autrui, n’est pas chose aisée. Cela demande une bonne dose de courage, de la volonté, de l'autonomie ; une capacité à ne dépendre de rien, ni de personne, pour pouvoir développer des relations saines, sans calcul, ni arrière-pensée… Savoir être soi, pour recevoir et partager le meilleur : l'Amour en majuscules, celui qui donne des ailes... Certaines y parviennent, d'autres stagnent, se renfrognent ou se morfondent et ressassent des reproches, des poncifs, brassent des regrets en attendant des autres ce qu'ils sont incapables de leur donner...

Arrêt sur images…