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lundi, 11 juin 2007

Yasmin

 

Yasmin

 

 

C’est l’heure où le vent  fou, force la dérobade
Quand les ombres du soir se glissent sous les tentes
Et les échos berbères tutoient le firmament
C’est l’heure d’imaginer comme au pied d’une dune
Que l’on sert le thé, sur des musiques touaregs
Que l’on offre l’amour sur des plateaux d’argent

Et tu as espéré en haut de cette tour
Un destin plus heureux, un ciel plus clément
Songeant à tes ancêtres, tu voulais voyager
Tu voulais changer d’air, changer d’environnement

Et puis tu as plongé, du haut de cette tour
C’était le froid, la neige, c’était en plein tourment

Tu voulais t’envoler, petite fille de l’oued
Tu voulais respirer, tu voulais voyager

Tu voulais t’évader, petite fille de l’oued
Princesse déracinée, Shéhérazade des cités

Rêvant d'éternité

 

©  Texte et illustration :  Miriam Naïli

Commentaires

Qu'elle est parfois si dure la vie
Dans les grandes tours des cités austères
Pour ces milliers de femmes, ces jeunes filles
Nées ici, mais considérées comme étrangères
Difficile pour beaucoup d'entre-nous d'imaginer
Que leur quotidien peut-être n'a pas
La douceur du miel, la saveur de la fleur d'oranger
Ou le suave des cornes de gazelles et des baklawas
Sous le couvert de la religion, on baffoue
Ce qui pour nous, sont des droits élémentaires
Nous, on juge, on préjuge, mais on s'en fout
Après tout, ça ne nous regarde pas, pourquoi s'en faire
Et puis c'est le drame, l'horrible fait divers
L'histoire de Sohanne qui ne voulait pas céder
Elle s'est refusée à son tortionnaire
Elle a payé de sa vie son désir de liberté
Mais parce que Dieu les a faites ainsi
Les femmes se battront encore et toujours
Pour leurs droits, leurs enfants et même leur mari
Parce qu'elle n'ont comme moteur que l'Amour
Et si "ni pute ni soumise" nous est si familier aujourd'hui
N'oublions jamais que c'est grâce à la ténacité,
A la force et à la puissance des cris
D'autres femmes, d'autres jeunes filles, celles des cité...

Ecrit par : tiaâ | mercredi, 19 octobre 2005

"Il n'y a que le désert qui guérisse les désespoirs. Parce que le désert, c'est les espaces infinis, le silence des dunes, un ciel dans les nuits émaillé de milliers d'étoiles. Un environnement qui sans faute sauve les grands désespérés. Dans le désert, on pouvait pleurer sans crainte de faire déborder un fleuve".
Ahmadou Kourouma

Ecrit par : mimidup | mercredi, 19 octobre 2005

"C’est l’heure d’imaginer comme au pied d’une dune
Que l’on sert le thé, sur des musiques touaregs
Que l’on offre l’amour sur des plateaux d’argent"

C'est aussi le grand pouvoir de l'imagination!
Cet enclos de rêve que nous possédons tous
Qui nous aide à vivre,
Si nous savons le rejoindre

Sourire

Ecrit par : Becdanlo | mercredi, 19 octobre 2005

Sourire aussi mon Bec !
Merci de me lire... Ca fait chaud au coeur !

Ecrit par : mimidup | jeudi, 20 octobre 2005

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