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samedi, 26 janvier 2008

L'amère à l'enfant

 

            

 

Je t'aime,

Ne pars pas...

Je t'aime, je t'aime...

Ne me laisse pas...

Tu ne dis rien,

Tu ne parles pas...

As-tu assez de moi ?

Viens, viens...

Donne, donne...

Je veux, je veux tout,

Tout de toi... Et plus...

Aime-moi

Tu ne parles pas...

Tu ne me regardes pas...

Je t'en prie, ne te lasse pas...

Aime-moi, aide-moi...

Tu pars ?

Pourquoi ?

Laisse, cette fille n'est pas pour toi...

Tu n'as que trente ans.

Ne te lasse pas.

Ne me laisse pas.

Mon fils.

 

© Texte et illustration : Miriam Naïli

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Commentaires

J’ai vu le soleil se coucher et la lune l'embrasser
J'ai vu des mers infinies et insondables
J'ai vu des hommes se compromettre pour une bouchée de pain
J’ai pleuré des saints, des miséreux oubliés, des âmes égarées
J’ai vu des femmes vendre leur corps pour une poignée d’argent
J'ai vu tant de larmes que je ne peux plus pleurer
J'ai senti de près l'odeur des charniers, des cadavres alignés
J'ai vu des hommes se taire et des femmes se tarir
J'ai compris la honte
J'ai compris le mépris de la vie
J'ai haï JE
JE JE JE
Ce JE omniprésent qui décore le temps
J'ai vu la lave emporter la terre
J'ai perdu la raison et trouver la folie
J'ai renoncé à tous et à toutes

Et puis j'ai vu mon fils dormir
Et nous avons rêvé ensemble

Ecrit par : philoudan | vendredi, 23 septembre 2005

Beau texte Philoudan.
Espérons pour votre fils un avenir léger...

Ecrit par : mimidup | vendredi, 23 septembre 2005

lundi, 05 décembre 2005 sur le blog de L'Odonate "A l'hôpital psychiatrique du Vinatier que trouve-t-on ?
L'infinie détresse des grands freux pas encore crucifiés."

Bonjour Mimidup, c'est ta Libellule au couer un peu frippé. Au Vinatier on trouve aussi... mon "petit" frère ("raz de marée de manque et d'abus...")
Bises

Ecrit par : L'Odonate | lundi, 05 décembre 2005

Nos enfants ne nous appartiennent pas, nous devons leur apprendre à partir, à nous quitter.. et l'amour qui nous lie, qui nous unis est au delà du temps et de l'espace.

Ecrit par : Cile | mercredi, 09 août 2006

Bien dit Cile...

Aussi, je ne résiste pas à l'envie de coucher céans, ce bel extrait de Khalil Gibran

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ce sont les fils et les filles de la Vie qui se désire.
Ils vous traversent mais ne sont pas de vous.
Et s'ils vous entourent, ils ne sont pas à vous.

Vous pouvez leur donner de l'amour, mais pas de pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez abriter leurs corps, mais pas leurs âmes.
Car celles-ci vivent dans la demeure du lendemain, que tu ne peux visiter, pas même dans tes rêves.
Tu t'efforceras peut-être de leur ressembler, mais ne les oblige pas à te copier.
Car la vie ne part pas en arrière pas plus qu'elle ne s'attarde sur hier.
Vous êtes les arcs d'où jaillissent, flèches vives, vos enfants.
L'Archer voit la marque sur le chemin d'infinité : Il vous arque de toute sa Force pour que Ses flèches partent vite et loin.
Que votre arc soit joie sous Sa main ;
Car s'Il aime la flèche qui vole, Il aime aussi l'arc solide.

Ecrit par : Miriam | mercredi, 09 août 2006

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