mercredi, 26 mars 2008
Nénet.com

gentleman_respectueux : Bonjour toi !
belle épanouie : Bonjour
gentleman_respectueux : Ca va ?
belle épanouie : Non
gentleman_respectueux : Pourquoi ?
belle épanouie : Personne ne me parle ici ?
gentleman_respectueux : Si, tu vois, moi chui là !
belle épanouie : lol*, merci !
gentleman_respectueux : Tu viens souvent ici ?
belle épanouie : Oui.
gentleman_respectueux : Tu es où ?
belle épanouie : A Courbay-les-Miches.
gentleman_respectueux : Ah !
gentleman_respectueux : T’as quel âge ?
belle épanouie : 65
gentleman_respectueux : Ah !
belle épanouie : Heu, 56, excuse !
gentleman_respectueux : Ah !.../...
belle épanouie : T’es toujours là ?
belle épanouie : T’es toujours là ?
belle épanouie :: T’es toujours là ?
…
*lol = sourire
© Texte et illustration : Miriam Naïli
08:50 Publié dans Désir | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mardi, 25 mars 2008
Lui
Je suis amoureuse comme ça n'est pas permis.
Il est beau. Il est grand. Il est fort.
Il est intelligent. Il est doux.
Il est mûr. Il est prévoyant.
Il est drôle et subtil.
Il est fin et viril.
Il est prévenant.
Il est vaillant.
Il est tout.
Elle a tout.
Sa femme a bien de la chance.
© Texte et illustration : Miriam Naïli
09:30 Publié dans Désir | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
mercredi, 12 mars 2008
Griserie

Délicatement,
Les yeux fermés...
Frottement de nez
C'est comme un jeu
Résister encore un peu...
Délicatement,
Il dégrafe mes sens,
Et me regarde
C'est comme un jeu
Attendre encore un peu...
Délicatement,
Ses yeux caressent mon visage...
Pupilles rondes et brunes
Chaste amant
Son regard va de mes yeux à ma bouche,
De ma bouche à mes yeux...
Délicatement,
Frottement de nez...
Nous penchons nos têtes
D'un même mouvement opposé
Comme une danse de tête
Presque ridicule
Griserie
Ses lèvres plus près des miennes,
Et nous respirons,
Délicatement
Un peu plus fort,
Beaucoup plus fort...
Baiser
Frottement de bouches
Baisers
Envoûtement...
Mélange des sens
En tous sens
Chaleur au bas des reins...
Envie d'étreinte...
Frisson, déraison...
Il est déjà minuit !
© Texte et illustration Miriam Naïli
10:55 Publié dans Désir | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 24 décembre 2007
Cher père Noël

Il est tard, et je n'ai pas sommeil.
Je ne suis certainement pas la seule à t'écrire, et je me doute qu'en ce moment tu ne dois pas savoir où donner de la tête. Quoi qu'il en soit, je sais que tu liras attentivement cette lettre et que tu feras de ton mieux pour répondre à ma demande. Alors voilà. J'ai pensé qu'après ta tournée, un peu de repos te ferait du bien. J'ai déjà rangé la maison, mis la table avec les bougies, préparé la chambre avec de beaux draps de soie. A notre réveil, les enfants n'en reviendront pas. Ils n'attendent que ça depuis que leur père n'est plus là.
Un papa comme toi, un homme pour moi.
Le bonheur quoi !
© Texte et illustration : Miriam Naïli
06:25 Publié dans Désir | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Portrait, Femme, Noël, Naïli
dimanche, 23 décembre 2007
Utopia
Elle se l'est toujours dit... Un jour elle partira sans laisser d’adresse sur une île, perdue loin des autres, et du bruit…
Elle veut du bleu du vert et des embruns
Elle veut du soleil
Elle veut de l'amour, du sourire et du vin
Elle veut des fruits frais au petit déjeuner, et le bruit d'une source juste à côté
Elle veut des oiseaux multicolores partout et des fleurs en toute saison
Elle veut être un Homme heureux
Un jour elle épousera Nicolas Hulot.
© Texte et illustration : Miriam Naïli
17:10 Publié dans Désir | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
lundi, 26 novembre 2007
Utopia II

Elle veut CES MOTS...
Ces mots charmants
Ces mots galants
Ces mots d'amant
Ces mots désuets
Susurrés, sur des accents étrangers
Elle aime SES MOTS...
Des mots pesés pour elle
Des mots d'émotion, dévotion
Tendresse, délicatesse, caresse
Délice, vertige, supplice
Coeur pâmé à perdre la raison...
Il met les mots qui la font frissonner
Ces mots qui la transportent
SES mots délicieusement fous
Des mots chimiques, électriques...
Il fait la cour si bien
Il a les mots du désir...
Lui au moins.
Un jour, elle épousera Julio Iglesias.
© Texte et illustration : Miriam Naïli
16:35 Publié dans Désir | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
samedi, 14 juillet 2007
La vie en rose

Juillet.
Le ciel en bleu, un beau bleu. Et le soleil ardent qui éclabousse le trottoir de l'attente. Le temps est long. Le bus finit d'arriver. Il est bondé. J'hésite. Le suivant ralentit le long du boulevard écrasé de chaleur. C'est la cohue. Lasse, je cède et m'engouffre vers la multitude. Le gros diesel poussif s'ébranle. Mouvement confus, bousculades suffocantes de fin de journée. Sans ménagement, une marée d'anonymes, impatiente, pantelante, suintante, me happe, m'agrippe, me roule et m'engloutit dans les méandres de chair moite et fatiguée. Equilibre instable, incongrue proximité. Cheveux collés aux fronts fiévreux de l'ennui, les visages blêmes ondulent et s'entrechoquent dans des embrassades de tête-à-tête forcé. Parfums fanés, chemises et robes froissées... Dans les coudes à coudes de couvée crispée, la masse incommodée soupire, paupières baissées en attendant son heure. Remugles, haleine fétide, aisselle humide, la nausée abonde dans le vivant cimetière convoyant les corps des mortels qui tanguent au son du roulis jusqu'au prochain arrêt. Haut-le-cœur !
"La porte s'il vous plaît !". Trêve passagère.
Autre quartier, nouvelle brusquerie déferlante, forçant la montée au mépris des rouspétances passives. Sans ménagement, la houle me propulse vers le fond du monstre urbain. J'écume et j'inspire...
Ballottée, je dérive.
J'échoue contre sa poitrine. Je respire.
Beauté, fière allure, propreté immaculée. Cheveux bouclés, teint pur, peau de satin, éclat cuivré. Et le musc et la pomme, mêlés en arôme tiède au long du buste puissant. C'est bien lui. Je le reconnaîtrais entre mille. Grand calme, beau fixe. Fol abîme. Rencontre inespérée...
Mon cœur s'emballe, la tête me tourne. Voilà des mois que j'attends ce moment. L'ayant souvent cherché dans la masse inconnue, je le croise pour la troisième fois de ma vie. J'ignore tout de lui, jusqu'à son nom. Pourtant, je le retrouve avec la même émotion. Et la vie a choisi ce moment pour nous réunir à nouveau sur la même ligne, à la même heure, une autre saison. Tout en lui m'attire et me bouleverse. Il est homme, diaboliquement homme. Seuls dans l'empire des ondes, nous sommes pressés l'un contre l'autre. Voluptueuse étreinte improvisée. A chaque arrêt, je ricoche contre lui dans les secousses exquises de freinage. Frottement des corps. Vertige. Délicate, sa main droite frôle ma taille qui ondule sous la caresse innocente. Attouchement timide m'arrachant un frisson d'ivresse. Mouvement imperceptible du bassin. Ardeur des sens, les yeux fermés. Son souffle doux glisse sur ma nuque penchée, apprivoisée, abandonnée. Je n'aurais qu'à tourner un peu la tête... Je chavire.
Embrasse-moi, embrasse-moi donc !
Ton amour m'enivre plus que le vin,
Plus que la senteur de ton huile parfumée.
Tu es séduisant comme un parfum raffiné,
Il n'est pas étonnant que toutes les filles soient amoureuses de toi !
Prends-moi par la main, entraîne-moi et courons.
Tu es mon roi,
Conduis -moi dans ta chambre,
Rends-nous follement heureux tous les deux ;
Célébrons ton amour plus enivrant que le vin.....
Toute l'eau des océans ne suffirait pas à éteindre le feu qui monte lentement en moi, me consume dans des transports d'extase.
Paris défile, Paris est beau. Longtemps, longtemps...
Grisée dans le tourbillon de l'oubli, je troque mon arrêt pour son terminus.
Déjà le bus ralentit.
Le quai approche, il se dégage doucement. Ultime jouissance, atroce douleur. Les joues empourprées tièdes de son empreinte, je reste étourdie, esseulée. La porte s'ouvre, il descend sans hâte, comme pour me laisser le temps de le rejoindre. Renoncer ? Regretter ? Trouver la force. In extremis attitude. Je plonge dans le flot des sortants.
L'être aimé s'engage lentement sur le trottoir, traverse la chaussée, gagne la berge. Sautillante, furtive je slalome entre les voitures pour voler à sa suite. Filature sans soupçon.
En remballant sa marchandise, un bouquiniste sifflote un air d'antan étrangement adapté à la circonstance :
La place Rouge était vide, devant moi marchait....
D'un pas léger, l'amant descend l'escalier vers le quai, ralentit son pas, puis s'arrête, remonte sa manche, jette un coup d'œil à sa montre et se retourne. Haletante, j'atterris derrière ce saule penché, le dos collé contre le gros tronc rassurant pour reprendre mon souffle et mon courage.
Mon amour reprend sa marche, un peu plus soutenue, sans prêter attention aux flâneurs, qui, eux, remarquent mon manège. Et, l'idée furtive et insolente, m'effleure que tout cela est absurde et grotesque. Il ne m'a pas vue. L'ombre portée de sa silhouette, se projette au loin sur l'eau, une ombre trouble, sombre vert.
Il presse le pas, ralentit, semble arriver.
Là-bas, accoudé contre le parapet, un homme sourit largement à sa vue, ouvre grand les bras pour une accolade chaleureuse.
Une embrassade... empressée, passionnée...
Main dans la main, ils s'en vont lentement sur la berge. Une petite pluie fine commence à tomber.
Un autre bus stoppe là-haut.
Où est le métro ?
© Texte et illustration : Miriam Naïli
15:45 Publié dans Désir | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
jeudi, 04 janvier 2007
Vision
La nuit, je ne rêve que de lui
Le jour, je ne pense qu'à lui
Je ne parle que de lui
Je ne veux que lui
J'attends de le voir pour lui dire des mots doux
Le serrer dans mes bras
L’enlacer sans m'en lasser
Le caresser, le chouchouter
J'attends de le croiser pour l'aimer
Vivement que je le rencontre !
© 2006 Miriam Naïli-Dupont
20:50 Publié dans Désir | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
vendredi, 29 décembre 2006
Au poil
Je recherche l’âme sœur.
Un homme de valeur.
Pas trop riche, mais pas pauvre non plus.
Un homme à la hauteur.
Ni trop grand, ni rase motte. Disons, un homme dans la moyenne, c'est cela, à peu près comme vous. Pas forcément une lumière mais pas un QI de moule, c'est évident. Les cheveux ?
Noirs ou blancs, ça m'est égal, mais pas trop de calvitie, si possible. A peu près comme vous. Pour les yeux, vous me mettrez ce que vous avez. La profession ? Bien entendu, un homme avec une bonne situation serait un plus. Sinon, un homme autonome qui sait se servir de ses bras pour repasser ses chemises, descendre la poubelle, débarrasser la table, faire la vaisselle, la lessive, les carreaux, passer le chiffon et l'aspirateur. Bien sûr, un homme qui sait cuisiner, autre chose que des boîtes, mais rapidement, sans en mettre partout. Un homme sain, un homme fin, un homme gai, un homme vrai... Pas fumeur, pas buveur, pas râleur. Pas bavard, pas avare, pas couche-tard. Bref. Un homme de bonne famille avec de bonnes manières. Un homme soigné de sa personne, bien sous tous rapports, bien pour les rapports. Un homme droit, ouvert, sérieux, honnête qui a du tact et des égards. Par-dessus tout, un homme gentil qui aime les bêtes. Un homme qui prend plaisir à leur parler, les nourrir, les caresser. Un homme qui sait se montrer patient, serviable avec elles. Enfin, un homme qui donne le meilleur de lui-même...
Vous comprenez, j'ai treize chiens et trente-deux chats, j'en suis raide dingue.
Ce sont les prunelles de mes yeux, mes petits trésors, mes doudous, mes loulous, mes biloubilous.
Ils passent avant tout.
Alors l'homme de ma vie devra en prendre soin, bien soin.
Et vous, vous aimez les bêtes ?"
© 2005 Miriam Naïli-Dupont
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